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IdRef intégré à VIAF, réseau mondial des données d’autorité

11 mai 2012

Les 2 000 000 de notices du référentiel IdRef sont désormais intégrées à VIAF, pièce maîtresse dans le mouvement d’ouverture et d’interconnexion des données bibliographiques à l’échelle globale.

VIAF se définit comme un fichier d’autorités virtuel international. VIAF est virtuel au sens où il agrège des fichiers d’autorités préexistants, d’abord ceux des bibliothèques nationales, mais aussi ceux de grands catalogues collectifs, comme IdRef, base des autorités du catalogue Sudoc (mais aussi d’autres bases académiques françaises). Cela signifie que VIAF n’entend pas se substituer aux autres fichiers : ce sont ces derniers qui l’alimentent. Il faut ajouter que VIAF ne se contente pas de juxtaposer ces millions de notices d’autorité, il cherche à les interconnecter de manière entièrement automatique. Ainsi VIAF parvient-il à regrouper les différentes notices qui décrivent une même personne, par exemple l’historien Alain Boureau :

Alain Boureau dans VIAF

Jusqu’en 2011, VIAF n’était qu’un projet de recherche mené conjointement par OCLC et les bibliothèques nationales américaine, allemande et française. Depuis cette année, c’est un produit OCLC. Malgré ce changement de statut, VIAF reste un service ouvert et gratuit, qui doit jouer un rôle important dans la construction d’un espace global des données bibliographique qui soit à la disposition de tous.

En effet, non seulement l’interface Web et les web services techniques de VIAF demeurent-ils librement accessibles, mais les données brutes elles-mêmes peuvent être récupérées et réutilisées par tout le monde (plus de détails sur Punktokomo). C’est un acquis important car, sur le marché des services aux bibliothèques, la concurrence doit porter sur la qualité et le prix des prestations ou des logiciels, et non sur la propriété des données.

En termes techniques, cette mise en commun des données passe par la participation au web de données, ce qui est le cas de VIAF et d’IdRef. Les données RDF de VIAF pointent déjà vers les données RDF d’IdRef. D’ici quelque temps, l’inverse sera également vrai (plus de détails sur Punktokomo).

D’un point de vue pratique, l’intégration d’IdRef à VIAF contribuera à valoriser et faciliter le travail effectué par les catalogueurs des réseaux ABES :

  • Valoriser. Désormais, quand un catalogueur du Sudoc, de Calames ou de STAR créera ou enrichira une autorité IdRef/Sudoc, c’est aussi à l’échelle globale de VIAF que ces données seront visibles, interconnectées et réutilisables. Les catalogueurs étrangers pourront plus facilement trouver les notices produites par les réseaux ABES, soit pour s’y lier, soit pour les copier et créer de nouvelles notices dans leur propre environnement de travail.
  • Faciliter. VIAF constitue une source d’information et de vérification incontournable pour tout catalogueur des réseaux ABES qui veut créer une autorité ou qui se demande s’il a affaire à un doublon. Mais VIAF pourrait contribuer davantage encore à augmenter la qualité et diminuer le coût du catalogage (plus de détails sur Punktokomo).
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